SPECIAL DJs : LES CONSEILS PRATIQUES

Les écrits qui suivent ont été rédigés par DJ 5 lui-même et sont destinés à tous les DJs, débutants ou experts ainsi que toute personne à qui cela pourra intéresser, de près ou de loin. Vous y trouverez de nombreux conseils, astuces et anecdotes qui permettront d'enseigner quelques notions utiles aux débutants, rappelerons aux plus anciens quelques vieux souvenirs... Et ferons marrer les autres personnes enfin nous l'espérons.

Attention par contre c'est assez long à lire. Calez-vous une petite heure au moins afin de prendre le temps d'apprécier à leur juste valeur ces quelques écrits... Mais laissons donc la parole à DJ 5!

"Vous êtes donc un DJ en herbe en mal de reconnaissance et vous vous êtes mis en tête un beau jour de dépasser enfin le cap de votre chambre et de tenter de faire connaître votre "son" à d'autres personnes (amis, connaissances, inconnus, etc.). C'est très bien vous avez de la volonté. Mais cela ne vous suffira pas dans un premier temps. Il vous manque encore un brin de connaissances et aussi d'expérience. Vous allez devoir vous faire un peu les dents avant d'aller pour de bon au casse-pipe.

Pas de panique! Voici quelques conseils, trucs & astuces pour éviter des pièges qui peuvent se révéler décourageants pour l'avenir de votre passion. Sans vous faire devenir en quelques clics un cador dans l'exercice de cet art, je vous explique à ma façon comment s'en sortir sans trop de casse. Et ce sans pour autant ne vous donner que des conseils de techniques de mixage. D'autres pourraient très bien le faire à ma place avec plus de brio. Non c'est plus subtil que cela... Je vais vous parler de tout ce que l'on ne vous a jamais dit sur un DJ! Allez c'est parti!


>> PREPARER VOTRE REPERTOIRE DE TITRES


Petite colle : avec quoi bosse un DJ ou en général toute personne préposée à gérer une ambiance musicale? Mais avec de la Musique bordel!

N'oubliez jamais la REGLE D'OR N°1 : votre connaissance de la musique est in-dis-pen-sa-ble! Aussi bien d'un point de vue qualitatif que quantitatif. J'entends par "qualité" le niveau global des musiques que vous écoutez pour vous... Et/ou celles que vous ferez écouter aux autres. Vous avez parfaitement le droit d'écouter de tout (c'est même fortement recommandé dans ces métiers-là...). Mais vous apprendrez aussi à faire La distinction fondamentale entre le "ce que je raffole pour moi" et le "ce que je peux passer pour les autres". Entre "l'exceptionnel" et "le plus quelconque"...

Comme une image vaut tous les discours du monde, passons directement à un exemple concret. Comme cela vous saisirez mieux l'importance que peut revêtir le choix de la musique :

"J'étais invité voyez-vous une fois dans une soirée mondaine dont je tairais le lieu et le nom, secret professionnel oblige. Soirée où je me suis chargé de m'occuper comme à mon habitude de la musique. A noter que je m'étais déplacé avec uniquement des disques en pagaille et aucun équipement lourd (platines, console, etc.). La soirée se passe bien, je m'arrange pour faire tourner la plupart de mes musiques, l'ambiance est bonne, ça danse même un peu... Lorsque vient le moment où je m'absente un peu trop longtemps et là bien évidemment c'est le drame. Notez bien cela : il y aura toujours des personnes qui interviendront dès que vous aurez le dos tourné pour commettre un véritable travail de sape.

Résultat : la musique qui se coupe d'un coup (très moche cela peut casser toute une ambiance) et une fois repartie ô merveille (j'ironise là) des trucs spéciaux que personne ne connait sauf bien évidemment les responsables de cet attentat sonore. En gros vous êtes passé du stade où "toutes les nanas dansent" (excellent indice de réussite d'une prestation de DJ, vérifiable n'importe où) au stade du "il reste plus que 3 roots qui tripent sur un jam de 14 minutes 58 de didjeridoo..."

Nous n'avons rien de particulier contre tel ou tel type d'individus et de musique, un DJ se doit après tout d'être à l'écoute des personnes dont il a la charge. Mais par pitié quel gâchis! Voilà bien le genre de trucs à proscrire à tout prix dans ces moments-là : une ambiance qui retombe comme un soufflé au fromage. C'est triste.

Reprenons. Après le qualitatif vient l'autre grand dossier sournois : le quantitatif. Vous avez réussi l'étape 1 après en général des années d'efforts pour stocker une certaine connaissance en bonnes références d'artistes, titres, compilations, etc. Vous possédez des musiques que sont plutôt des bonnes musiques. C'est-à-dire qui peuvent potentiellement plaire à d'autres personnes que vous et qui sont orientées pour être efficaces en soirées & animations diverses. Un mélange de tubes FM, des compilations de titres du moment ou plus anciens, des standards inhérents à certains genre ou époque (disco, rock, variété, electro, etc). Mais voilà il y a un "mais"...

En relisant attentivement le paragraphe précédent vous remarquerez que nous sommes entrés désormais dans une vision quantitative du métier. En effet vous aurez beau avoir de bons goûts musicaux et un début de discothèque, cela ne vous suffira pas là aussi. Vous devrez créer, développer et nourrir vous-même avec le temps ce que l'on peut considérer comme une véritable armée de sons. Une armée faites de disques, de titres, de compilations toutes prêtes, de références aussi variées qu'inombrables, des rangées entières d'albums, bests of, lives, remixes et autres... Le tout parfaitement coordonné, bien structuré et préparé à toute attaque surprise du style : "hé machin y'a soirée chez truc dans moins d'une heure ramène tes scuds"...

De plus en possédant une grosse discothèque, c'est l'assurance de pouvoir varier vos setlits en faisant tourner votre impressionnant collectif. Cela est particulièrment visible lorsque vous etes amené à faire plusieurs animations de suite et que le public est quasiment identique entre les différentes prestations. N'oubliez pas qu'un DJ est autre chose qu'un artiste ou un groupe : sur scène ces 2 catégories peuvent se permettrent un luxe que seuls les DJ célèbres peuvent également réaliser : imposer une setlist complète du début à la fin du show. Quand vous assitez à un concert de ce type, ce n'est pas la salle qui gouverne en sifflant et en traitant de gros nazes les personnes qui font le son... Alors que quand vous êtes un DJ c'est le cas! C'est vous qui devez vous habituer à votre public en anticipant et/ou devinant ce qu'il désire entendre. Ainsi que ce qui pourrait marcher. Mais à moins que tout le monde s'en foute, ne possède aucun goût ou soit ivre mort, n'espérez pas faire ce que vous voulez dans ce métier ah là non...

Pour conclure sur ce point (si c'est trop long à lire, mettez ce site dans vos favoris et revenez un autre jour), je dirais tout simplement que vous devez avoir 2 choses essentielles pour être capable de mixer un minimum :

1) posséder une solide connaissance musicale qui vous permettra d'être plus calé que les personnes que vous aurez en face de vous, afin de pouvoir leur proposer toujours un contenu plus varié et de qualité et qu'ils ne connaissent d'ailleurs pas forcément mais qui leur plaira ;

2) avoir une grosse cargaison de musiques avec vous pour à la fois pouvoir varier vos ambiances comme mentionné juste avant.
Mais aussi les faire durer si elles marchent bien et enfin pouvoir improviser de manière efficace au cas où la situation l'exige et sans risquer d'être à cours de munitions...



>> TRAVAILLER LES ENCHAINEMENTS


Bien. Les 2 caps précédents étant conquis, passons à l'étape 3. Alors là 2 possibilités : soit vous avez le matériel requis pour réaliser votre show avec de vrais mix et de vrais enchaînements (console de mixage, platines...). Ou bien vous n'avez à disposition que les disques ce qui n'est ni réducteur ni inintéressant (j'y reviendrais dans quelques lignes).

Pour celles et ceux qui possèdent le matos adéquat donc :

Vous avez chez vous une table de mixage avec au minimum 2 entrées pour 2 canaux? alors vous pouvez brancher dessus 2 lecteurs! Que se soit ensuite des platines complètes (vynil ou CD) avec effets et fonctions intégrées ou bien un discman, un minidisc ou encore un ordinateur, vous avez la possibilité de faire des enchaînements.

Car passer des disques est une chose encore faut-il pouvoir le faire de façon correcte, cohérente et avec application. On fait les choses complètement ou on les fait à moîtié et donc on ne les fait pas!

Votre set (votre mix général pour les profanes) devra être bien préparé à l'avance si vous désirez être efficace dans votre animation. Du moins sur les débuts quand vous commencez à vous exposer à faire de vrais gros coups (anniversaires, mariages...). Il faut partir du principe de base suivant : si vous connaissez suffisamment vos musiques, leur durée, leur volume, leur potentiel à plaire (et aussi leurs limites), vous vous éviterez alors déjà 50% des soucis à venir. Déjà que ce n'est pas très évident de pouvoir prétendre bien mixer de la musique alors si en plus vous ne la connaissez pas...

Les standards connus et reconnus sont des valeurs sûres que les gens voudront entendre. N'espèrez pas leur imposer trop longtemps des titres qui sont certes bien et efficaces mais qui manquent de notoriété. C'est un peu comme lors d'un acte d'amour. Et votre partenaire c'est le public! Rassurez-le dans un premier temps en lui faisant des choses qu'il connait déjà. Cela le mettra en confiance pour qu'ensuite vous preniez l'ascendant. C'est-à-dire en explorant de nouvelles choses qu''il ne connait pas mais qui lui plairont de par l'agréable effet de surprise procuré... Je vais un peu loin dans la comparaison je sais mais cela ne veut pas dire qu'il faut montrer son cul pour faire effet nein nein nein! C'est juste une image...

Ah oui un autre détail : ayez toujours à l'esprit que les différentes musiques que vous avez sous la main n'ont pas toutes le même volume sonore loin de là. Il s'agit soit de l'enregistrement de base tel qu'il a été réalisé lors de la production du titre (séparation de certains instruments sur les canaux gauche et droit de la piste, techniques anciennes notamment pour la prise du son et le nombre de pistes d'enregistrement). Ou bien alors il s'agit plus simplement des différences "naturelles" qui existent entre styles musicaux (la basse n'a pas la même puissance de volume et de cadence sur de l'electro que sur de la variété par exemple)

Donc apprenez à peaufiner vos setlists, caler tel titre après tel autre, faire des petits effets sympas, etc. Entraînez vous aussi à savoir quels titres sont les plus adéquats pour faire participer un public. Car une des réussites d'un spectacle comme celui-ci passe par la participation que vous pouvez offrir aux gens : rien n'est plus motivant que de voir des personnes se déhancher sur vos musiques mais aussi prendre le relai lorsque vous "coupez le son" 1 à 3 secondes sur un refrain connu... Essayez vous verrez c'est jouissif! Tout le monde passe un bon moment et c'est là le but ultime.

Sinon savoir varier le rythme du moment : le schéma le plus classique qui n'a plus besoin de faire ses preuves est le "1+6/6".

"1" correspond à la préchauffe, lorsque vous n'avez pas encore engagé le dancefloor en face à face. Vous passez de la musique d'ambiance (jazz, lounge, soul, pop tranquille, etc.) Si vous avez des compilations sous la main de type Buddha-Bar, Hotel Costes, Cafe del Mar et autres Saint Germain Café alors calez-en 2 ou 3 dans vos platines. Au moins pendant ce temps vous ne vous fatiguerez pas trop car si votre set doit être long vous aurez besoin d'économiser toutes vos forces. Ne les dépensez pas inutilement à faire du forcing sur votre étape "1".

Passons au "6/6". Il s'agit d'une configuration optimale grand concert, le top du top, carton assuré on peut pas faire plus classe et plus "tendance" (à prononcer taine-dainsse). 3 temps en optique dancefloor et 3 temps pour se relâcher un peu. En gros cela fait cela :

- Premier tiers "dancefloor actuel/rétro" (1/6)
- Premier passage GSC (Grands Slows Classiques) (2/6)
- Seconde partie "dancefloor rétro/actuel" (3/6)
- Second passage Slows/Ballades poignantes (4/6)
- Troisième partie "underground dancefloor" (5/6)
- Decrescendo (6/6)

Pour celles et ceux qui ne possédent uniquement que les musiques
(conseils valables aussi pour ceux qui ont le matos) :

Que vous ayez ou non l'envie d'acquérir ultérieurement un équipement plus lourd, sachez que c'est uniquement avec les musiques, VOS musiques que vous ferez vos premières armes. Vous faites une fête chez vous ou ailleurs? Alors c'est le moment d'imposer votre son!

Il n'y a au moins un lecteur de CD qui traîne dans un coin (chaîne Hi-Fi, ordinateur...) et vous avez sur vous vos disques? Eh bien à vous de jouer! Je vous recommande pour plus de practicité et d'efficacité d'élaborer chez vous, tranquillement et avec sérieux des compilations toutes préparées qui vous serviront de colonne vertébrale pour vos animations. Non mais vous vous voyez changer de disque à chaque fois quer vous avez passé le seul titre qui valait le coup dessus et ainsi imposer à vos ouailles quelques méchantes secondes de trou? Préférez plutôt des sélections toutes prêtes qu'il vous suffira de glisser dans un lecteur et zou!

La solution tient dans la compilation format CD : avec n'importe quel ordi équipé d'un graveur et de quelques musiques que vous aurez soigneusement sélectionnées (voir nos critères qualitatifs dans >> Préparer le répertoire des titres). Vous disposerez alors d'une arme efficace qui vous permettra de créer à elle seule votre ambiance. Plusieurs conseils d'élaboration tout de même :

- charger votre CD au maximum : 800mb d'espace sur ce support correspond à une durée de 79 minutes et des poussières. Une fois le disque lancé cela vous laisse un repis de plus d'une heure et quart avant de changer!

- essayer de vous fixer une moyenne de durée des pistes : n'oublions pas que les formats "single" et "radio" de la plupart des titres du commerce sont des formats courts de morceaux. Ils tournent en général entre 3'00 et 4'30 maximum. En bref si vous n'avez mis que des versions trop longues dépassant allégrement les 5-6 minutes cela risque d'ennuyer les gens... A moins bien sûr que les-dits morceaux soient excellents de bout en bout pour la réussite de la soirée...

- varier les styles : ne jamais se cantonner à une seule catégorie musicale sur une compilation. Toute une heure à écouter de la techno bien grasse c'est lourdeau...Et privilégier la musique internationale qui est statistiquement plus volumineuse que notre répertoire hexagonal. Veillez juste à faire comme pour les radios : fixez vous un quota par compilation style 2 à 3 titres en français sur 15-20 titres. Histoire de faire aussi chanter de temps en temps les gens qui connaissent bien les paroles. Parce que les titres anglo-saxons et autres des fois... Il n'est pas rare de voir des personnes chanter en yaourt parce qu'elles ne comprennent pas les "lyrics" ou encore d'autres qui adorent chanter mais qui ressortent frustrées de ne connaître que le refrain!

Au pire réajustez vous-même au cours de votre animation si vous sentez que cela doit être fait : zapper un titre que vous jugez finalement inadapté au moment ou veillez à surveiller le niveau global du dosage son. Malgré les systèmes d'équilibrage sonore des pistes on n'est jamais à l'abri d'une grosse bévue. Le passage du "faible moyen" au "fort" peut être aisément mal vécu surtout si le maître des lieux a des voisins quelques peu réfractaires à toute source sonore intempestive...

Note : DJ 5 ne recommande pas en revanche la musique dite "dématérialisée". C'est-à-dire celle qui n'existe que sous format électronique (clé USB, lecteur USB, formats lisibles uniquement sur ordinateur type mp3, wma...). Certes vous pourrez avoir une grande capacité de stockage sur de tels périphériques mais bordel que c'est laid! Déjà que le combat fait toujours rage entre les amateurs du vieux vynil et les fans du CD, alors vous voyez un peu le tableau? Une musique complétement impalpable, même plus disponible sur une "horrible galette" (c'est ainsi que les vynilvores nommaient le support CD à son apparition milieu 80)... Quelle tristesse! Et puis vous verrez que vous passerez plus de temps à rééquilibrer vos dosages sonores car ces formats là sont très variables (déjà évoqué un peu plus haut).

Vous avez remarqué que quand on voit un vynil tourner sur un lecteur du même nom il se dégage quelque chose? Un rien et tout en est transformé! Cela confère au moment un côté "je ne sais quoi" comme dirait les Français vu par les Américains. Personnellement je trouve cela infiniment plus classe qu'un ordinateur avec un vulgaire mulot... Mais bon on fait surtout dans le CD de nos jours qui lui reste un bon compromis entre le 33 tours et le mp3...


>> INSTALLATION DE VOTRE MATERIEL


Bon passons maintenant à un autre point important : celui de l'installation de votre matériel avant d'effectuer une animation. Et là encore l'improvisation est à bannir.

Gardez toujours à l'esprit que votre matériel est d'abord et avant tout en plus d'être coûteux quelque chose de fragile et de précieux. Vous devez donc tout naturellement y apporter soin et précaution. Conservez vos cartons de transports pour votre table de mixage et vos platines et stockez toujours vos disques précieusement dans un compartiment solide de type petite valisette ou à défaut une caisse de vin en bois ou au pire un carton costaud. N'utilisez jamais de sacs cela est préjudiciable pour vos disques qui se baladeront là-dedans lors de chaque transport, aussi court soit-il.

Passons maintenant à l'installation proprement dite. Où que vous vous posiez, votre première tâche est de trouver un support adéquat. C'est en général une table suffisamment large, longue et surtout solide et stable afin de pouvoir installer tous vos appareillages dessus. "Large" en fonction de la taille de votre ensemble console+platines. "Longue" pour pouvoir y déposer l'ensemble de vos compilations spéciales soirées si vous n'avez pas de valise de rangement. Très utile aussi lorsque vous hésitez à choisir un titre à passer : vous avez ainsi devant vous un panorama permanant de l'ensemble de vos titres qui vous permettra d'éviter la panne sèche liée au manque d'inspiration. Et enfin "solide et stable" car le tout doit être d'une résistance à toute épreuve. Rien de bancal ou en pente. Pas de pied de la table qui dépasse côté dancefloor. Sinon gare aux gens qui dansent dans tous les sens trop près de votre table!

Autre chose primordiale : la proximité d'une prise de courant. Elle ne devra pas être loin de vous, l'idéal étant qu'elle soit à moins de 2 mètres du matériel à brancher. Evitons ainsi tout de suite un mauvais gag bien connu, celui du "y'a quelqu'un qui a tout coupé en se prenant les pieds dans les fils bordel!!"

Vous faites ensuite vos branchements sur la source sonore (ampli, chaine hi-fi, etc)... Les analyses des différents canaux, les dosages sons tout cela... Inutile de trop s'attarder là-dessus je pense que tout le monde sait le faire cela. Il faut juste faire attention à ne pas créer un bordel monstre dans les raccordements divers que vous allez ainsi créer...

Veillez à faire en sorte que votre ensemble table + platines occupe une seule prise secteur. Pas de branchement hasardeux sur une énième multiprise qui elle sert déjà à d'autres sources quelles qu'elles soient (installation lumières, chargeurs de portable, etc.) Sinon vous risquez au mieux une panne complète du système du à un sautage des plombs (plus de son, plus de lumière, quolibets assurés). Au pire eh bien vous finirez comme Claude François qui comble de mauvais goût est aujourd'hui toujours branché!

Vous avez pensé à amener une multiprise? elles vous seront très pratiques pour brancher tous vos appareils. Comptez au minimum 4 prises : 1 pour la table de mixage, 2 pour les platines et une dernière en supplément si vos chargeurs, prises ou rallonges s'entrechoquent. Un espace de 1 prise secteur sur la multiprise vous évitera de gros dilemmes de raccordements.

Enfin le support doit être propre et sec. Dans le cas où il s'agit d'une table à pieds, il faudra penser aussi à recouvrir le tout d'une nappe ou d'une grande pièce de tissu similaire qui descend jusqu'au sol. C'est tout bête mais c'est pour éviter que l'on voit vos jambes lors de votre prestation. Personnellement je n'apprécie guère. Non pas que je n'aime point que l'on reluque toute la soirée mes bas résille et mes talons aiguilles coquine que je suis...
Quoique cela m'irait pas mal une tenue de scène comme celle-ci surtout si je suis un jour amené(e) à mixer sur du segment soirées fétichistes genre "Rocky Horror Picture Show" ou "Eyes Wide Shut"...

Je m'éloigne là non en fait c'est tout simplement parce qu'un grand nerveux comme moi a du mal à tenir en place. Je stresse souvent, je tape du pied pour suivre la mesure, je m'agite aussi lorsque viennent les doutes et aussi lorsque j'ai à faire une foule de choses derrière mon "décor".
De plus je suis amené à souvent me réfugier sous la table car si la majorité de mes disques sont devant moi, d'autres restent en général dans une valisette sur le sol ou dans cette même valisette j'entrepose quelques bricoles (clopes, clés, accessoires divers...). Bref toute cette tension palpable risquerait de se voir au yeux du public et il vaut mieux éviter ce cas de figure.

Bref vous l'aurez compris on ne doit voir que votre gueule, belle ou pas, votre buste et vos bras mais si possible pas le reste. Veillez enfin à bien règler la hauteur de votre matériel par rapport à vous : il doit être ni trop haut ni trop bas afin de ne pas casser votre dos ou tirer sur vos bras. Détail quand tu nous tiens...

Inutile aussi de mentionner que la luminosité de votre soirée ne sera pas toute à fait la même tout le long de son déroulement (si cela se passe de nuit). Prévoir donc de quoi vous éclairer, vous, votre matériel et vos disques au cas où il y aurait une baisse significative de lumière soit naturelle (nuit) ou artificielle (lampes coupées au fur et à mesure de la soirée). Bougies déconseillées...

Dernière chose : si vous êtes amené à faire votre set en extérieur étudiez de près la météo et assurez vous également de pouvoir négocier avec les maîtres des lieux d'avoir une couverture anti-intempéries plus connue sous les appellations "parasol", "paravent" ou encore "bâche"...

Car s'il est bien une chose importante dans ce monde de brutes c'est bel et bien la préservation de vos biens! Votre matériel doit être conservé au sec tout le long de sa vie. Méfiez-vous donc comme de la peste de l'humidité ambiante surtout lors de soirées qui se prolongent tard dans la nuit et où il commence à faire frisquet. N'oubliez pas non plus la rosée matinale. Quelle belle salope celle-là aussi...


>> GERER L'ANIMATION DE A à Z


Ca y est! Vous êtes fin prêt(e). Vous allez débuter votre prestation. Et là dès le début vous allez devoir vous adapter à la situation. Vous êtes où aujourd'hui au juste?
Une soirée de potes? (GRADE I)
Un mariage d'inconnus? (GRADE II)
Une soirée en discothèque? (GRADE III)
A chaque univers ses codes... et ses dangers.

Prenons le premier, le plus simple et le moins risqué. Vous connaissez au moins une partie des gens qui sont là, vous connaissez leurs goûts et savez déjà les marges de manoeuvres que vous avez pour gérer le coup. A vous de vous débrouiller! Au pire vous aurez toujours un bon pote qui en faisant le tour des personnes présentes vous donnera quelques infos sur l'ambiance globale et ce que les gens attendent.

REGLE D'OR N°2 : passer des disques est une chose. Savoir ce que les gens veulent en est une toute autre. C'est vous qui allez faire l'ambiance. A vous de faire décoller tout ça! Bon par contre pas de panique si cela ne danse pas ou peu. Ce n'est pas forcément parce que vous n'êtes pas dans le coup. Vous savez les soirées de potes ça picole pas mal, ça discute dans les coins de ragots parfois souvent même très enfantins et aussi ça fait dans le n'importe quoi dans le jeu de la séduction hommes/femmes. Vous avez beau passez tube sur tube, tous styles, etc. Et ça part pas putain! Encore une fois ce type de soirée n'est pas la meilleure pour tester votre efficacité à faire bouger le cul des gens. Après tout c'est dans les gros mariages et les boîtes de nuit que les gens dansent bien plus. Pas dans un endroit où ils sont aussi peinards qu'un appartement ou une maison dans une soirée normale...

REGLE D'OR N°3 : ne jamais céder face aux aléas de votre mental. S'occuper d'un show est quelque chose qui requiert une assez bonne force psychologique qui vous sauvera dans bien des situations. Rien n'est plus démoralisant et surtout énervant que les gros connards qui braillent sans arrêt des insanités toutes faites du style "aux chiottes l'DJ!" ou "c'est pour les tapettes ta zik!" ou encore "c'est de la merde ça passe-nous plutôt le dernier David Guetta!"...

Consternant hein? C'est du vécu j'en sais quelque chose. Consolez-vous en vous disant que vous êtes payé pour supporter cette tranche de connerie humaine. Et si ce n'est pas le cas eh bien apprenez à encaisser les coups. On n'en meure pas mais sur l'instant cela peut vous faire faire des conneries du genre "vous n'en avez plus rien à foutre et ne penser qu'à vous casser". Si si j'ai bien failli le faire un jour mais ça m'aurait fait encore plus chier que quelqu'un d'autre que moi se serve de MON matériel sans mon aval!

Et si au bout d'une heure ou deux vous en êtes au même point, faites une annonce pour dire que le premier de ces connards vous remplace pour le sale boulot. On est ici loin de tous ces films hollywoodiens où on demande aux braves de faire symboliquement un pas en avant pour accepter une mission suicide...

Un autre truc chiant mais alors vraiment chiant dont il faut faire très gaffe : si vous êtes comme moi quelqu'un qui ne supporte pas la médiocrité et la connerie alors veillez à empêcher toute personne de s'approcher de trop près de votre matériel. Une des particularités de certaines platines est leur grande attractivité en raison de leur apparence qui attire les regards... et les mains baladeuses! Sur mes platines CD je possède une fonction scratch qui lorsqu'elle est enclenchée permet d'arrêter une lecture d'un simple toucher du doigt sur la lentille... Inutile de vous faire un dessin sur ce qui se passe dans ces moments-là...

Passons maintenant au GRADE II : les mariages. Alors là par contre c'est tout de suite un autre morceau auquel vous vous attaquez. Gare aux gaffes! Parce qu'un mariage c'est quoi au juste? 2 personnes qui se disent "oui" pour la vie devant un maire et/ou un prélat c'est selon. Et en général ils ne font pas cela seuls : leurs familles et amis sont aussi dans le coup. Après ils vont boire, puis manger... puis danser un peu histoire de favoriser une digestion rendue quelque peu difficile après tous ces excès. Et c'est Là que vous intervenez!

Même chose que le GRADE I SAUF que là vous avez obligation de faire en sorte que ça marche! A moins que personne ne soit regardant et que du coup vous vous contentiez de passer des standards disco et tubes français années 80 (chose qui marchera toujours me direz-vous)... Non un brin d'imagination que diable! Vous en êtes capable là aussi on n'en meure pas. Le plus dur sera de les faire venir sur le dancefloor, après...

Les gens sont assez conciliants avec vous dans ce genre de soirées. C'est aussi le moment de créer des contacts utiles pour l'avenir. "Vous êtes DJ? Et vous faites les mariages comme ça? C'est intéressant ça on recherche justement quelqu'un pour le notre dans 6 mois..." Pensez à avoir un petit stock de cartes de visites ou mieux de petits flyers ou des dépliants à disposition pour que les gens se servent et ainsi vous contactent peut être un jour... On peut faire des affaires fructueuses à moyen/long terme ainsi! Sachez en profiter!

Si comme moi vous envisagez d'avoir des pages en ligne sur vous, je vous recommande chaudement de vous construire un vrai site internet avec tout ce qu'il faut dedans d'utile et de pratique (infos perso sur vous, vos prestations passées, vos styles, vos "plus", des liens de messagerie, etc). Mieux vaut un petit site bien à vous qu'un vulgaire blog décidément trop impersonnel et pas assez représentatif de votre starification naissante!

Par contre une grosse tarre des mariages c'est les gosses. Certains sont la timidité même et ne vous causeront guère de soucis. Par contre redoutez par dessus tout les petits merdeux qui prendront un malin plaisir à venir jouer avec vos nerfs. Ne les laisser JAMAIS aller derrière votre "décor" car une fois l'Ennemi dans la place bonjour le bordel pour les faire dégager de là. Le pire dans ce siège c'est lorsque vous assistez sous l'oeil consentant des parents (les ordures...) à l'essayage de toutes les "bitoniaux" et autres "manettes" de votre matériel par ces sales morveux! Et bien entendu vous devez supporter cela...

Là aussi self control par pitié! Ne leur foutez pas de claque c'est trop d'ennuis après. Dans le meilleur des cas les parents n'auront rien vu mais le sale moutard vous en fera baver toute la soirée, en faisant tout pour vous pourrir la vie. Voyez directement avec les organisateurs (mariés ou parents des mariés, etc) de bien fixer cette règle de base : interdire aux enfants lors de l'événement tout contact avec votre matériel. Et si vous n'y parvenez pas, consolez-vous en vous disant qu'ils sont meilleurs avec une bonne sauce béchamel et des petits pois...

GRADE III : les bars & discothèques. Dur. Si vous réussissez à franchir ce dernier cap alors vous serez comme Christophe Colomb le jour où il découvrit un nouveau continent juste avant le génocide qui suivit : le Roi du monde! Si si sans déconner... Après la plus belle victoire, celle que l'on n'a jamais encore connu ou du moins pas à une telle intensité, n'avez vous jamais remarqué cet état de plénitude qui vous envahit? Vous réalisez que ce que vous avez fait il y a encore quelques instants est grand et que c'est l'aboutissement de longues périodes d'entraînement, de doute, de peine et de travail.

Alors là c'est simple : comme pour le GRADE II vous allez vous retrouvez face à une plétore de gens que vous ne connaissez pas et qui vont attendre beaucoup de vous. La différence notable est que là vous avez affaire à un public majoritairement beaucoup plus jeune, en géneral assez peu calé musicalement ou bien alors que sur un style en particulier (Rock, R'N'B, House commerciale, etc). Rares sont les djeuns qui possèdent une solide connaissance musicale. Ce sont eux dont il faudra à la fois se méfier et en même temps écouter. Vous aurez beau gérer votre set correctement sans trop de problèmes, vous verrez alors apparaître souvent les mêmes personnes qui viendront vous demander de passer tel ou tel titre. Pff qu'est-ce qu'ils sont chiants... Mais voilà ce sont des CLIENTS! Et le client est roi aussi con soit-il. Sachez en revanche refuser quand la demande est trop absurde genre "je veux du David Charvet" ou la dernière de la Star Anémie... Ouiiiii mais bien sûr...

On va se contenter dans ce cas-là de dire "ah désolé ça je n'en ai pas en stock". Consensuel certes. Mais efficace et c'est bien là tout ce que l'on attend d'une telle formule! N'allez pas chercher plus loin c'est efficace et crédible en plus!

Technique similaire : vous n'êtes pas très à l'aise voir pas du tout avec un micro. On vous demandera souvent en discothèque de faire passer un mot pour l'anniversaire de telle nana et ce par un mec pas sympa qui a envie de se la taper. Vous bien évidemment cela vous afflige et vous fait à la fois perdre votre temps et plus grave, vos moyens, interrompant ainsi votre réflexion permanente sur l'ambiance générale. Prétextez là aussi que vous n'avez pas de micro sous la main... De toute façon cela fait trop karaoké et ça c'est pas glamour. De plus si ça se trouve la boîte dans laquelle vous êtes ne pratique pas ce genre d'interruptions intempestives du son...

Les vrais DJ sont ceux qui ne prennent jamais le micro. Sauf peut être en fin de set lorsque toute la salle en redemande mais qu'il faut fermer. Votre public est vraiment conquis pour votre prestation et vous tenez à le remercier avec des tournures du style "It was amazing, really amazing thanx a lot bye everybody à tout à l'heure"...

En tout cas mixer en discothèque nécessitera une bonne constitution physique associée à un excellent mental combiné à une forte capacité d'adaptation et d'improvisation. Rien que ça et bah ouais!

Enfin pour conclure sur cette partie et cela est particulièrement valable pour les mariages et les soirées discothèques. Lorsque vous mixez, faites donc comme aux échecs : ayez toujours plusieurs coups d'avance pour éviter de vous faire prendre au dépourvu. Imaginez le musique qui s'arrête en fondu sortant parce que vous n'avez pas été foutu de trouver la bonne suite... A méditer pour que cela ne vous arrive JAMAIS.


>> ASSURER SES ARRIERES

Comme nous l'avons vu plus haut (>> Gérer l'animation de A à Z) les dangers sont multiples lors de vos animations. Entre les connards qui vous gueulent dessus parce que vous avez le malheur de ne pas avoir les mêmes goûts de merde qu'eux, les sales gosses qui font dans le travail de sape sans parler des intempéries et autres empêchements divers...

Ici nous allons vous montrer comment "assurer vos arrières" c'est-à-dire prévoir tous les petits détails qui n'avaient pas encore fait leur apparition. En premier lieu il y a une chose primordiale à ne JAMAIS faire lorsque vous vous occupez de la sono : se bourrer la gueule!

Un verre passera voir deux mais pas plus! Optez pour un régime sec mais qui vous protègera : la sobriété durant toute une soirée. Là encore c'est une expérience vécue : on ne peut PAS combiner mixage et bourrage de gueule. Les effets sont particulièrement pervers : titres passés à plusieurs reprises, mauvaise interprêtation du volume global du son que l'on a alors tendance à monter encore plus fort, pagaille dans les disques... Donc vous l'aurez vite assimilé : NO ALCOHOL!

Et c'est là que le ravitaillement entre en jeu. Tout au long de la soirée vous allez consommer en grande quantité des litres de trucs à boire : jus de fruits ou multivitaminé, soda, eau gazeuse, sirops divers... Il faudra vous arranger à un moment ou à un autre pour vous faire livrer de quoi tenir le coup. L'idéal est d'avoir du rab. Préparez vous en début de votre animation afin d'avoir tout ce qu'il vous faut sous la main pour n'être dépendant de personne. Mettez de côté plusieurs bouteilles ou packs dont vous aurez pris la précaution de bien vérifier s'ils n'ont pas été ouverts auparavant. Je ne vous demande pas de devenir parano mais là encore méfiance est le maître mot. Imaginez que parmi les convives il y est quelqu'un d'assez salaud pour mettre un puissant laxatif dans une bouteille de jus de pêche qui vous est destinée...

Faites-vous respecter en tous points. De plus cela montre que vous êtes quelqu'un qui sait ce qu'il veut, qui sait décider vite et qui a de l'expérience. On vous écoutera davantage plus facilement ce qui vous laissera de la marge après.
Et puis voilà merde vous êtes le DJ après tout! Ce qui vous permet quelques prérogatives et autres petits caprices que n'ont pas le commun des simples mortels.

En revanche et là je m'adresse à tous les DJ et toutes les DJettes en herbe qui boivent mes écrits comme je me descend une caisse de bière en soirée :

Ne vous imaginez pas déjà rentrer chez vous après avec de belles poupées dans vos bras ou de beaux mecs! Il est finit le temps où l'on considérait que le DJ était le favori de ces demoiselles ou de ces messieurs. Ne tablez pas trop sur votre statut pour faire des rencontres dans les soirées. Ce n'est d'ailleurs pas le but. Mixez bordel! Le reste on verra plus tard!

Sinon que dire de plus sur le ravitaillement en général ah oui! Faites vos réserves de clopes si vous fumez. Les fins de set sans clopes sont dures surtout si vous n'avez pas arrêté de cloper de la soirée... Et dites à votre vessie de se tenir à carreaux lors de tout le show. Evitez de vous absenter ainsi trop souvent. Il faut en moyenne entre 30 à 50 secondes pour effectuer une vidange sans compter le temps pour aller et revenir du chiottard le plus proche (repéré avant). N'oubliez pas que votre matériel reste alors à la portée du premier venu... Personnellement j'ai toujours peur qu'il arrive un drame dans ces moments de faiblesse. Et si ce n'est pas du à une personne physique, cela peut venir du matériel lui-même. On n'est jamais à l'abri d'un bug vous savez quand tout se met à clignoter d'un coup...

Enfin et pour conclure là-dessus, ne laissez personne semer sa zone là où vous êtes : pas de verres qui traînent devant votre matos, pas d'assiettes laissées là nonchalamment, pas d'individus qui restent trop longtemps à discuter de conneries avec vous et qui du coup ne font rien d'autre que vous distraire. Préférez bosser seul(e) : si quelqu'un n'arrête pas de vous demander des musiques qui risquent de plomber votre show, répondez lui calmement que vous "faites en fonction" ou que vous "les passerez peut être après plusieurs autres morceaux"... N'envoyez chier que les petites ados qui portent des slims et considèrent que "la vraie musique c'est uniquement la house (commerciale) et que tout le reste c'est de la merde..."

Il faut savoir faire dans le subtil. Feignez d'écouter les autres et ils vous laisseront relativement tranquille. Mais il y en aura qui seront toujours tenaces! Aussi collants que des mouches sur de la merde! Il faudra tenir le coup. C'est eux ou vous!


>> DIVERS

On a tout dit il me semble là... Voyons voyons y'aurait-il quelque chose que l'on a oublié de mentionner dans cette passionnante rubrique qui touche presque à sa fin? En tout cas nous espérons que vous avez pris du plaisir à lire ces (quelques) lignes sur cette passionnante occupation qu'est de faire le DJ en soirée ou ailleurs...

Ah si voilà! On n'a pas parlé de l'originalité! Voilà bien encore un truc loin d'être inintéressant. Comment faire la différence avec les autres personnes qui pratiquent le même truc que vous à savoir mixer pour faire danser des gens? Tout simplement par une différenciation propre à vous seul(e). Tout se joue sur les détails qui vous entoureront, de votre gueule et votre personnalité à vos nombreux gadgets de scène...
Accessoires, déguisements, etc. Perso je prends beaucoup de plaisir à varier mes apparences : lunettes de vue puis lunettes de soleil puis une autre paire de verres teintés et ensuite monture à diodes clignotantes, port du chapeau ou autre couvre-chef, veste classe puis plus décontratré, etc. Evitez de rester en permanence avec un simple t-shirt noir manche courte cela n'est pas très original.

Quand à mon décor pour l'instant il est élaboré de cette manière : une petite lampe circulaire avec mirroir incorporée est fixée devant mon matos. J'y rajoute un peu de verdure avec des fausses plantes c'est sympatoche... J'opte pour un style discret qui passe partout sans faire tape à l'oeil. Evitez le bling bling c'est en général moche et surtout cela fait décidément trop nouveau riche. Le manque de goût peut vous perdre.

Voilà! Et maintenant j'ai fini! Je vais pouvoir aller m'écouter un bon disque tranquillement avant de repartir dans un énième projet... Une nouvelle compilation? Une nouvelle page web? Ou bien tout simplement un nouveau départ? Qui sait..."


DJ 5 vous salue et vous remercie d'avoir pris un peu de temps pour lire ces écrits qui ont été redigés entre janvier et février 2008.

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Nantes, février 2008.

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